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Vous avez réparé vous-même un dégât d’eau avant de vendre ? Cette économie pourrait vous coûter une fortune.

Vous découvrez une infiltration d’eau dans votre sous-sol. Une tache apparaît au bas d’un mur. Un plancher gondole légèrement. Après quelques recherches sur Internet et quelques vidéos de bricolage, vous décidez de régler le problème vous-même.


Après tout, pourquoi payer des milliers de dollars à un entrepreneur ?


Quelques années plus tard, vous vendez votre propriété. L’acheteur est informé qu’un problème d’eau est survenu dans le passé. Vous êtes convaincu d’avoir été transparent. Vous croyez être protégé.

Erreur.


La simple divulgation d’un problème passé ne vous met pas automatiquement à l’abri de toute responsabilité.


La fausse sécurité de la divulgation


De nombreux propriétaires pensent qu'il suffit d'indiquer qu'il y a déjà eu une infiltration ou un dégât d'eau pour être complètement dégagés de toute obligation future.


Or, les tribunaux s'intéressent souvent à une autre question fondamentale :

Les réparations ont-elles été effectuées correctement et selon les règles de l'art ?

Si la réponse est non, la divulgation pourrait ne pas suffire à vous protéger.

Imaginez la situation.

Vous avez colmaté une fissure de fondation avec un produit acheté en quincaillerie alors qu'une réparation structurale était nécessaire.

Vous avez remplacé du gypse endommagé sans éliminer la source réelle de l'infiltration.

Vous avez installé un drain ou une membrane d'étanchéité sans posséder les connaissances requises.

Vous avez camouflé les symptômes sans corriger la cause.

Le problème semble disparu pendant plusieurs années.

Puis il revient.

Et c'est le nouvel acheteur qui en subit les conséquences.


Ce que l'acheteur découvrira après votre départ


Les dégâts d'eau sont rarement des problèmes isolés.

Lorsqu'une infiltration persiste ou revient, elle peut entraîner :

  • La détérioration des matériaux de construction.

  • La formation de moisissures.

  • La dégradation des structures de bois.

  • Des dommages à l'isolation.

  • Une perte de valeur importante de la propriété.

  • Des travaux correctifs majeurs.


Lorsque les experts sont mandatés pour identifier la cause du problème, ils examinent également les travaux réalisés auparavant.

Et c'est souvent là que les ennuis commencent.


Le bricolage n'est pas toujours une réparation


Un propriétaire peut agir de bonne foi tout en réalisant des travaux inadéquats.

La bonne intention ne garantit pas la conformité.

Dans le domaine du bâtiment, une réparation durable exige souvent :

  • Un diagnostic précis.

  • Une connaissance des normes applicables.

  • L'utilisation des matériaux appropriés.

  • Une exécution conforme aux règles de l'art.


Ce qui semble être une solution efficace aujourd'hui peut être considéré comme une réparation déficiente demain.


Et lorsque les experts concluent que les travaux étaient inadéquats dès le départ, les conséquences financières peuvent être importantes.


Même sans garantie légale, le risque demeure


Plusieurs vendeurs croient qu'en vendant sans garantie légale, toute responsabilité disparaît automatiquement.

La réalité est beaucoup plus complexe.

Une exclusion de garantie ne protège pas nécessairement un vendeur lorsque des informations importantes n'ont pas été communiquées adéquatement ou lorsque des interventions déficientes ont contribué au problème découvert plus tard.

Chaque situation dépend des faits particuliers et de l'analyse juridique qui en découle.

Mais une chose demeure certaine :

Le simple fait d'avoir mentionné l'existence d'un ancien problème n'efface pas automatiquement les questions entourant la qualité des réparations effectuées.


Une économie aujourd'hui, un recours demain


Ce qui devait être une économie de quelques milliers de dollars peut parfois se transformer en :

  • Honoraires d'experts.

  • Frais d'avocats.

  • Négociations complexes.

  • Réclamations importantes.

  • Années de procédures.


Le problème n'est pas d'avoir tenté de réparer.

Le problème est d'avoir réparé sans savoir réellement ce qui devait être fait.


Avant de prendre vos outils...


Lorsqu'un dégât d'eau survient, posez-vous une question simple :

« Suis-je absolument certain de comprendre la cause du problème et la méthode reconnue pour le corriger ? »


Si la réponse est non, consultez un professionnel qualifié.

Une réparation exécutée selon les règles de l'art protège non seulement votre maison, mais aussi votre tranquillité d'esprit lorsque viendra le temps de vendre.

Parce qu'au final, ce n'est pas la fuite qui coûte le plus cher.

C'est souvent la réparation inadéquate qui la suit.


 
 
 

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